Comment débuter en alpinisme, les bases à savoir

Comment débuter en alpinisme, les bases à savoir

23 septembre 2021 0 Par Stef

L’euphorie du sommet, le spectacle des glaciers, l’escalade à la lampe frontale et l’adrénaline des pas techniques, ça y est, vous avez vraiment envie d’essayer. Fini l’alpinisme en bibliothèque et la face nord depuis le canapé, c’est parti !  

Définition de l’alpinisme

Si randonner avec des crampons aux pieds et un piolet à la main est un rêve, alors il s’agit de bien plus qu’un simple sport de plein air. Il s’agit de 300 ans d’histoire et de tradition, déclarés patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO en 2019. L’alpinisme, ou « l’art de gravir des montagnes par ses propres moyens », n’est pas nécessairement difficile, mais il nécessite une bonne préparation physique, un sens de l’effort et une appréciation constante de ses propres capacités. Si vous êtes curieux, si vous savez persévérer, les portes de la haute montagne sont ouvertes pour vous!

Il existe différentes façons de pratiquer l’alpinisme : randonnée glaciaire, escalade, escalade d’arête, escalade mixte (roche + neige), escalade de glace, canyoning, l’idéal étant de pouvoir toucher à tout et d’acquérir le maximum d’expérience pour faire face aux multiples situations que peut apporter une aventure en montagne.

Pour en savoir plus, rapprochez vous de la fédération Française

Les bases techniques

« Escalader une montagne est une expérience formidable ! La capacité à aller loin est la première exigence de l’alpiniste en herbe. Entre le gain d’altitude et la hauteur, il faut fournir entre 6 et 10 heures d’effort dans une journée. Un niveau 5b en escalade avec une expérience en 5 ou 6 longueurs est une bonne base pour profiter pleinement des premiers sommets rocheux ou des passages d’arêtes. 

Marcher avec des crampons à 10 pointes bien ancrées, s’encorder et progresser avec une corde tendue, utiliser le piolet, savoir arrêter une chute sont des techniques indispensables en terrain glaciaire. 

Ainsi, un « Stage Autonomie et Sécurité » est le bon choix pour maîtriser les bases, le placement des relais (crochets, mousquetons, glaçons) et la méthode de sauvetage en crevasse (tirage) afin de mener correctement un groupe de grimpeurs en autonomie. 

Équipement

Il est nécessaire d’être équipé afin de  faire face à toutes les situations. Voici l’équipement technique minimum, complété par un équipement spécifique en fonction de la course. 

Par personne : 

– 1 casque d’alpinisme

– 1 paire de chaussures d’alpinisme GORE-TEX à tige haute et semelle anti-crampons, particulièrement résistantes à l’eau et à l’abrasion, telles que Scarpa Triolet GTX ou La Sportiva Trango Cube GTX.

– 1 harnais d’escalade 

– 1 sac à dos  (à lire aussi : comment faire son sac)

– 3 mousquetons à vis (1 directionnel et 1 en forme de poire)

– 2 lignes de liaison de 120 cm et 1 ligne de liaison de 180 cm avec un mousqueton chacune

– 1 « Machard » autobloquant (1,5 m de corde de 7 mm)

– 1 dispositif de descente en rappel (type Reverso de Petzl)

– 1 couteau qui peut être attaché au baudrier et qui n’est pas seulement utile pour le Reblochon !

Pour la cordée : 

– Une corde adaptée à la course afin de ne pas marcher sur la corde avec les crampons !

– des bloqueurs, des amis et un dispositif de desserrage

– des cordes rapides et extensibles, idéales

– Corde pour sécuriser le rappel

Si la course se déroule sur de la neige, de la glace ou un terrain mixte, ajoutez : 

– Des crampons, de préférence semi-automatiques, adaptés à la chaussure, avec un protège-bottes pour éviter l’accumulation de neige sous les pieds. 

– 1 piolet simple ou 1 ou 2 piolets techniques selon la course.

– 2 piolets et une micro-poulie pour le sauvetage en crevasse.   

– Éventuellement : sac à dos de sécurité (ARVA + batteries, sonde et pelle), raquettes ou skis de fond, chaussons d’escalade, bâtons, boussole, altimètre, carte et topo.

Le code vestimentaire optimal

– Pour le haut du corps, le système 3 couches est la clé : des sous-vêtements thermiques, une polaire pour la chaleur, une doudoune pour patienter et une veste pour vous protéger des intempéries. La membrane GORE-TEX Pro, imperméable, respirante et coupe-vent, est particulièrement adaptée à l’alpinisme, tant pour les vestes que pour les pantalons.